Lorsqu'un nouvel astéroïde est détecté, le premier objectif des astrologues est de déterminer son orbite, afin de définir s'il représente un quelconque danger pour la Terre. Les scientifiques utilisent alors des modélisations très précises pour obtenir des résultats assez convaincants. On peut ainsi trouver sur le site de la NASA des modèles très précis ( en 3D ) de la trajectoire de chaque astéroïde pour une centaine d'années ( exemple avec l'astéroïde Toutatis : [Site de la nasa] ). Une fois ce travail réalisé, chaque astéroïde est donc étudié et classifié dans une échelle nommée Echelle de Turin. Créée en 1999 par Richard Binzel, chercheur au Massachusetts Institute of Technology. cette échelle permet de catégoriser les risques d'impacts d'objets géocroiseurs, son objectif consistant à donner une indication simple du danger représenté en combinant les probabilités d'impact et le potentiel de destruction.

Actuellement, le record de risque sur l'échelle de Turin est détenu par l'astéroïde Apophis, un astéroïde de 250 m de diamètre. Le 23 décembre 2004, le Near Earth Objects Program Office de la NASA annonça qu'Apophis était le premier objet à atteindre le niveau 2 sur 10. Il est maintenant établi qu'Apophis passera très près de la Terre en avril 2029, mais sans aucun risque de collision. Par conséquent, Apophis a conservé un niveau de 1 jusqu'en aout 2006, avant d'être rétrogradé à 0.
Néanmoins, l'annonce par les scientifiques du danger représenté par cet astéroïde a provoqué un vent de panique et les scénarios les plus alarmistes ont paru dans la presse, notamment anglo-saxonne, alors que l'objet n'atteignait que le niveau 2 de l'échelle de Turin. Les risques de tels objets sont donc souvent amplifiés, exagérés par la presse, mais aussi par les scientifiques. En effet, ceux-ci, en manque récurrent de budget, n'hésitent parfois pas à jouer sur le côté "sensationnel" de ces annonces pour que l'on s'intéresse à leurs recherches et qu'ils obtiennent des financements.