A) Méthodes de détection

Pour optimiser la détection, la qualité du ciel doit être excellente. Les régions du Sud sont donc généralement plus propices à l'observation des astéroides. Après avoir évalué la qualité du ciel, les observateurs ( professionnels  comme amateurs ) se rendent sur le site du MPC ( Minor Planet Center ), qui contient une base de données de tous les astéroïdes connus à ce jour, mais aussi une carte complète des zones couvertes par les téléscopes déjà en place.

Observatoires du programe linear

Du point de vue matériel, pour optimiser la détection, le champ de vision du télescope et la taille du miroir doivent être le plus grand possible. Il faut donc ouvrir le télescope au maximum, tout en limitant la taille de la focale.
Mais pour détecter des astéroides, c'est surtout le rendement quantique du capteur CCD d'un télescope qui est important. Un capteur CCD transforme les photons lumineux qu'il reçoit en électrons ( ADU ). Le rendement quantique représente la capacité du capteur à effectuer cette transformation. Plus le capteur est sensible, plus il est facile de trouver des astéroides ; en effet, les astéroides sont caractérisés par leur Magnitude

Magnitude

mesure de la luminosité, depuis la Terre, de tout objet céleste. Lorsque l'objet gagne un point de magnitude, sa luminosité est divisée par 2 ( brillance apparente ) ; lorsque la magnitude d'un astéroide augmente, la brillance de l'astéroide est divisée par 2. Plus le capteur CCD est sensible, plus il permet de détecter des objets à magnitude élevée.

Lors d'une nuit de détection, les observateurs doivent ensuite effectuer des calculs, afin de couvrir le maximum de champ en une nuit, tout en restant suffisamment de temps sur une position pour pouvoir repérer des astéroides de magnitudes élevées. La plupart utilisent le système de pauses cumulées, qui consiste à rester environ 7 à 8 minutes sur un champ.

Lorsqu'un observateur pense avoir détecté un astéroide nouveau, il se rend à nouveau sur le catalogue du MPC et compare ses mesures avec celles des astéroides déjà identifiés. Si l'orbite ne concorde pas, l'observateur envoie alors ses mesures au MPC. Cependant, une seule mesure n'est en aucun cas suffisante pour que l'objet observé soit répertorié comme nouvel astéroide. 3 observations sont en effet nécessaires pour que cet astéroide soit confirmé, ce qui rend la tâche des observateurs difficile.

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